Réunion mensuelle du 08/10/2010

Posté par aca25000 le 11 octobre 2010

Les Loricariidae

 

Répartis sur le continent sud américain, les Loricariidae constituent une des 37 familles de l’ordre des siluriformes avec 716 espèces décrites et environ 500 ou plus non décrites.

Ils sont désignés par un L ou un LDA.

Ce type de numérotation a été créé en 1988 par le magazine allemand  »DATZ » en collaboration avec l’exportateur allemand  Aquarium-Glaser.

Afin de les identifier d’une manière simple, ils décidèrent de leur donner une numérotation chronologique, la lettre L étant l’abréviation de Loricariidae.

Un peu plus tard, ils furent copiés par un autre magazine allemand  »Das Aquarium » mais en ajoutant DA, ce qui donna LDA, abréviation de Loricariidae Das Aquarium.

Il existe actuellement environ 430 codes L, et 100 codes LDA, il en reste encore beaucoup à découvrir.

Les Loricariidae vivent dans tout le continent sud américain, le plus grand nombre au sud dans le Rio Panama, le Rio Paraguay et le Rio La Plata, et au nord jusqu’au canal du Panama.

Ils se sont adaptés à tout type d’eau et de milieu ; des eaux acides, affluents du Rio Negro, aux embouchures d’eaux saumâtres du Rio amazone, des rivières torrentielles des Andes aux eaux stagnantes des bras morts des Llanos vénézuéliens.  

Les rapides ont un courant extrêmement fort où la saturation en oxygène est à son maximum.

Il est très difficile de reproduire ce phénomène en aquarium, la pompe de brassage devrait être surdimensionnée et l’on risquerait le débordement. Le gros problème serait l’alimentation, ces poissons se nourrissant sur le fond.

Ils vivent également dans des rivières calmes au courant moins important mais où le niveau d’eau fluctue suivant les saisons, à la saison des pluies, les rivières débordent inondant terrains et forêts aux alentours, ce qui correspond à la période de reproduction, les poissons trouvent ainsi une quantité importante de nourriture.

Le milieu est constitué de roches créant des failles et des grottes leur offrant un refuge.

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Il est donc impératif de connaitre leur milieu d’origine afin de le reconstituer au mieux, bien qu’ils s’adaptent généralement très bien. En recréant leur milieu naturel, on aura plus de chance de les reproduire.

Les loricariidae sont des poissons vivant sur le fond, leur corps est aplati et la bouche dirigée vers le bas leur permet de trouver la nourriture sur le substrat. Le corps est recouvert entièrement de plaques osseuses.

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L’œil a une particularité, il possède un clapet dans sa région supérieure qui agit comme un diaphragme à la réaction de la lumière.

Ils se nourrissent de toute sorte de nourriture : flocons, pastilles, congelé et légumes.

Ils raclent les algues sur les racines, mais celles-ci ne sont pas indispensables sinon pour le décor de l’aquarium.

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Ils sont territoriaux et vivent en petits groupes, le mâle garde un petit territoire tandis que les femelles se promènent partout.

On peut les maintenir en couple ou par groupe avec suffisamment de surface au sol, il arrive que les mâles s’affrontent.

On compte un mâle pour deux femelles.

On agence le bac avec des roches et des racines pour former des grottes, et du sable, les tubes en terre cuite sont très utiles pour la reproduction, les plantes ne sont pas indispensables, sauf pour certaines espèces tels que les ottocinclus, les sturisomas et autres.

Ce sont des poissons pacifiques, ils ignorent complètement les autres occupants de l’aquarium, mais ils se chargent de faire disparaître un cadavre.

Leur taille peut varier de 3cm à 1,20m.

 

Des espèces menacées

 

Certaines espèces sont menacées dans leur milieu naturel

Les causes : (info TF1 du 29/09/10)

-La construction d’un barrage hydroélectrique sur le Rio Xingu en dessous de la ville d’Altamira : 6km de béton en pleine forêt

-Le développement des grandes villes dans leur région : le Brésil étant en plein boom économique

-La déforestation pour faire des pâturages.

-Les rivières polluées,

-La surpêche due à des fins aquariophiles a mis en danger certaines espèces notamment l’Hypancistrus Zebra, mais grâce à son patron de coloration magnifique, il est largement reproduit par des éleveurs ce qui permettra de faire perdurer l’espèce.

 

 

Noëlle et Jean-Luc

 

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